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Histoire & Patrimoine

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 Histoire & Patrimoine

Les premières traces historiques de la commune datent de l’époque gallo-romaine. Les récentes découvertes archéologiques d’un aqueduc traversant une partie du territoire en attestent l’authenticité. C’est la création d’un domaine agricole dénommé « Villa Nova » à cette période qui peut être considérée comme l’origine du nom Villenoy. Des habitations vont peu à peu se construire autour de ce domaine et c’est au VII° siècle que la première trace écrite de la commune apparaît dans le testament de Sainte Aldégonde. Villenoy est alors une dépendance du monastère de Maubeuge et une première église est édifiée, la cure étant sous la juridiction directe de l’évêque de Meaux.

On trouve au XII° siècle une nouvelle forme écrite du village : Willenehl. L’origine germanique de ce nom n’est pas élucidée. Ce siècle voit la construction d’un nouvel édifice religieux. La commune se partage en un fief religieux dépendant de l’abbaye Saint Faron et les trois fiefs laïcs des Dormans, de Rutel et de la Cloche.

Au XIV° siècle, ces fiefs laïcs appartiennent à Jean de Rutel, Simon de Villenoy et Joan Hazard. La guerre de cent ans touche durement le village qui est dévasté par les pillards anglais. La guerre de religion frappe ensuite la région, l’implantation protestante y étant importante.

Le XVII° siècle voit la renaissance du village. Les seigneurs et élus de Meaux en font leur résidence de campagne. C’est en 1648 que l’église paroissiale est rebâtie sur les ruines de l’église du XII°. Elle est dédiée à Sainte Aldegonde et appartient au diocèse de Meaux.

En 1770, on dénombre 85 foyers répartis en quatre hameaux. Des vignerons occupent les coteaux du hameau de la Cloche, les rives de la Marne et le plateau étant exploités par les fermes de l’évêché, du seigneur de Rocmont et de celui de Rutel.

A la Révolution, en 1789, Villenoy est rattaché à l’élection de Meaux et à la généralité de Paris. Jean-Pierre PLICQUE devient le premier Maire de la commune en l’an I. (voir la liste de tous les premiers magistrats municipaux).

Au XIX° siècle, la commune se développe économiquement selon trois axes : Culture et élevage (labours, vignes, mûriers, bovins et ovins), hôtellerie (auberges du lion d’or, du lion d’argent et du grand cerf) et minoterie. La création du canal de l’Ourcq et de la ligne de chemin de fer Paris-Strasbourg vont faire de Villenoy la première zone industrielle de la région meldoise.
C’est également dans ce siècle, en 1823, que le Général Baron Pelet fait l’acquisition d’un domaine de 7 hectares sur lequel il va faire édifier la demeure toujours existante et devenue propriété de la commune en 2007. Ce général d’empire, aide de camp de Masséna a participé à de nombreuses campagnes napoléoniennes. Mais il reste dans l’histoire comme inventeur des cartes d’état-major. Il résidera à Villenoy de 1825 jusqu’à sa mort en 1858.
La fin de ce siècle voit la transformation profonde de la commune avec la création le 21 janvier 1870 de la « Société anonyme de la fabrique de sucre de Meaux » ainsi que l’installation de l’Union commerciale. La vocation agricole initiale de Villenoy va devenir industrielle modifiant le paysage social et économique. La population va entre autre passer de 896 habitants en 1876 à 1542 en 1930.

Le vingtième siècle va donc être celui du développement de Villenoy qui aboutira à sa forme actuelle. Les deux entreprises « phare » vont transformer le caractère rural du village pour lui donner son caractère de bourg urbain qu’on lui connait aujourd’hui.
Dans l’entre-deux guerres, on dénombrait les activités économiques suivantes :
Quatre hôtels-restaurants, huit auberges-débits de vin, un bazar-tabac, deux grossistes en matériaux, une usine de bois, un boulanger, un bourrelier, une manufacture de bretelles, un carrossier, deux charbonniers, un charron, un charcutier, deux charpentiers, deux marchands de chaussures, un cordonnier, deux couturières, un marchand d’engrais, trois épiciers en gros (dont l’Union commerciale), trois entrepreneurs de bâtiment, deux horticulteurs, deux maréchaux-ferrants, deux marchands de nouveautés, un transporteur fluvial et le pôle principal, l’usine à sucre, pailles et sons mélassés. L’ensemble économique était complété par trois fermes.
Les grandes mutations de la société française du dernier quart de siècle vont entraîner la disparition progressive de la plupart de ces activités. Le départ de l’Union commerciale puis, en point d’orgue, la cessation quasi complète de la sucrerie auraient pu faire de Villenoy une commune sinistrée. Le dynamisme municipal avec entre autre l’entrée dans la Communauté d’Agglomération du Pays de Meaux en 2004 et le rachat du site de la sucrerie en 2005 et 2007 a permis à Villenoy de surmonter ces écueils et d’ouvrir des perspectives d’avenir qui permettront encore longtemps de dire qu’il fait bon y vivre.

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